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Fucstyle, rappeur lyonnais, fait parler de lui avec un freestyle sur la mobilité à Lyon

Le rappeur lyonnais Fucstyle continue de faire bouger les lignes.
Le 8 juin 2025, il balance sur Instagram un nouveau freestyle engagé qui parle de mobilité douce, de travaux de circulation et du ras-le-bol de nombreux habitants. Le texte, à la fois piquant et très ancré dans le quotidien lyonnais, attire rapidement l’attention… jusqu’à être repéré par le journal Le Progrès, qui lui consacre un article dans sa rubrique Société. Pour un artiste indépendant issu de la scène underground, c’est un vrai coup de projecteur local : le son ne se contente plus de tourner sur les réseaux, il devient un sujet de débat sur la façon dont la ville évolue.

Un freestyle né du terrain : Lyon, travaux, embouteillages et galères du quotidien

Le point de départ, c’est simple : le quotidien à Lyon.
Fucstyle observe ce que tout le monde voit : des pistes cyclables qui se multiplient, des axes en travaux, des bouchons, des gens qui tournent longtemps pour se garer, et une impression générale que la transformation de la ville va plus vite que la capacité des habitants à la suivre. Le Progrès

Dans le freestyle, il parle de :

  • quartiers devenus difficiles d’accès aux heures de pointe,

  • Presqu’île qui semble peu à peu se vider de ses habitants au profit des touristes,

  • ce moment où, après de longues minutes à tourner dans son propre quartier, on finit par « perdre le Nord » mentalement.

Le ton est cash, imagé, parfois ironique, fidèle au style de Fucstyle : il ne cherche pas la langue de bois. Il dépeint une ville où la volonté d’aller vers plus de mobilité douce se confronte à la réalité de ceux qui travaillent, livrent, se déplacent ou font leurs courses.

Fucstyle, Grégory Doucet et les choix de la Ville de Lyon

Au cœur du texte, Fucstyle s’adresse aussi, de manière indirecte mais claire, au maire de Lyon, Grégory Doucet, figure centrale de la politique de mobilité de la ville. Le Progrès

Sans faire un discours technique, il met en lumière un ressenti partagé par beaucoup de Lyonnais :

  • la sensation que les décisions sont prises d’en haut,

  • le fait que les habitants sont souvent informés après coup,

  • l’impression que certains quartiers sont devenus de vrais parcours d’obstacles pour les automobilistes et les professionnels.

Le freestyle ne se positionne pas comme un manifeste anti-vélo ou anti-écolo. Il met plutôt en lumière la tension entre une vision de long terme (ville plus verte, plus douce, plus durable) et les galères immédiates : embouteillages, chantiers, déviations, pertes de temps, complexité pour accéder à certains commerces.

Résultat : le son devient un miroir du ressenti populaire, à mi-chemin entre coup de gueule, chronique de rue et commentaire social.

Soutien à Monsieur Spray : quand la politique de la ville touche les commerces

Dans l’article du Progrès, un exemple concret est mis en avant : la boutique Monsieur Spray, située avenue Félix-Faure, dans le 3ᵉ arrondissement de Lyon. Le Progrès

Le propriétaire est contraint de fermer, impacté notamment par les transformations du quartier, les difficultés d’accès et la baisse de fréquentation.
Fucstyle choisit de le soutenir en l’intégrant directement à son freestyle. Il ne parle pas seulement de circulation en général, il montre comment ces choix urbains peuvent :

  • faire baisser le trafic de clients,

  • fragiliser les petits commerces de quartier,

  • laisser un sentiment d’abandon chez ceux qui essaient de vivre de leur activité.

Ce passage donne une dimension très humaine au texte :
on quitte le débat abstrait sur « la ville de demain » pour revenir au visage concret des décisions municipales – celui d’un commerçant qui baisse le rideau.

Un rappeur ancré à Lyon, entre humour, punchlines et engagement

Ce freestyle n’est pas une première pour Fucstyle : l’article rappelle qu’il a l’habitude de publier régulièrement des freestyles sur Instagram, très connectés à l’actualité et au quotidien. Le Progrès

Ce qui fait la différence :

  • un ancrage fort à Lyon, dans ses quartiers, ses rues, ses commerces ;

  • une manière de parler comme dans la vraie vie, sans filtre, avec l’argot et l’énergie de la rue ;

  • un mélange d’humour, de second degré et de punchlines qui fait sourire tout en faisant réfléchir.

Le résultat :

  • Ceux qui vivent ces situations au quotidien se reconnaissent dans ses textes.

  • Les médias locaux s’y intéressent, car le rap devient une forme de baromètre social, capable de dire à haute voix ce que beaucoup pensent tout bas.

Et maintenant ?

En relayant ce son dans ses colonnes, Le Progrès ne se contente pas de parler d’un rappeur qui fait des vues sur Instagram. Le journal montre que :

  • la voix des artistes locaux a toute sa place dans le débat public ;

  • les freestyles rap peuvent devenir des points de départ pour parler d’urbanisme, de mobilité, de politique locale ;

  • un artiste indépendant comme Fucstyle peut, avec un simple texte posté sur les réseaux, déclencher une conversation plus large sur la manière dont la ville de Lyon est en train de changer. Le Progrès

Pour Fucstyle, c’est un signe fort : sa musique ne reste pas cantonnée au circuit rap, elle franchit les frontières et arrive dans les colonnes de la presse régionale.

Et maintenant ?

Ce freestyle n’est probablement qu’une étape dans le parcours de Fucstyle.
En s’attaquant à des sujets concrets – travaux, circulation, fermeture de commerces, décisions politiques – il confirme sa place de rappeur lyonnais engagé, capable de transformer les discussions de comptoir en textes structurés, puissants et percutants.

Pour suivre la suite :

  • écouter ses freestyles sur Instagram,

  • rester à l’affût des prochains morceaux,

  • et, bien sûr, continuer à soutenir les artistes locaux qui mettent des mots, du rythme et de la rage sur le quotidien lyonnais.

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